15 objets en plastique à remplacer en priorité
MES CONSEILS PRATIQUES
La liste des objets en plastique qu’il serait préférable de retirer de notre logement est longue.
Dans cet article, j’ai donc listé les 15 objets qu’il est, selon moi, prioritaire de remplacer. Mes critères reposent sur notre exposition quotidienne à ces objets, la possibilité de les remplacer (à ce jour, en 2026) et la facilité à trouver une alternative. Les chiffres clés partagés sont à retrouver sur l'article concernant les impacts du plastique sur l'environnement, le climat et la société.
La literie
Ce n’est pas un objet à proprement parler, je vous l’accorde, mais la literie n’en demeure pas moins prioritaire. Nous passons un tiers de notre vie dans notre lit et nous sommes en contact quasi direct avec du plastique : l'oreiller, le matelas, la couette et parfois même le linge de lit ! Privilégions des matières naturelles : oreillers et couettes garnies de laine ou de coton, alèse en caoutchouc naturel ou en laine, matelas en fibre naturelle. Concernant les matelas en coton, sont d’excellents exemples.
Côté chambre
Les vêtements en textiles synthétiques
Prenez 30 minutes pour faire le tour des étiquettes de composition de votre garde-robe… si elles sont encore lisibles !
Vous serez probablement surpris de la quantité de polyester, d’acrylique ou de polyamide présente dans vos vêtements.
Côté dressing
Les contenants de conservation en plastique
Ces derniers, tels que les tupperware, bentos en polypropylène (PP), etc., peuvent être remplacés par des modèles en verre. Certains ont néanmoins des couvercles en plastiques.
Les emballages alimentaires et non alimentaires en plastique
Ils peuvent être remplacés par un contenant hermétique en verre pour des aliments secs divers dans des bocaux en verre, du savon noir liquide dans une bouteille en verre, etc.
Pour ces deux catégories, nos bocaux sont un mélange de bocaux réutilisés du commerces (de compote, de pois chiches, etc.), de bocaux Weck neufs ou d'occasion et ceux de Le Parfait. La majorité provient de ma ressourcerie ou de Emmaüs. Si l'objectif est de conserver un plat à gratin ou à tarte, il existe les bees wrap (tissus chauffé à la cire d'abeille réutilisable).
Côté cuisine
Les gourdes et bouteilles en plastique
Entre 130 000 à 240 000 nanoparticules de plastique sont libérées dans une bouteille en plastique. Il est possible de les remplacer par des modèles en verre ou en inox.
En parlant de bouteilles en plastique....
"Un humain utilise en moyenne 68 kg par an de plastique. Dans l'hémisphère nord (US, France, Allemagne...), c'est 100 kg de plastique. Soit l'équivalent de 3 000 bouteilles d'eau ! Ou encore 1 000 tee-shirts !" [1]
Nathalie Gontard
Les moules et plats de cuisson en plastique ou en silicone
Comme expliqué dans mon article sur le silicone, je préfère appliquer le principe de précaution et l'enlever des alternatives au plastique.
Toutefois, il existe des versions alternatives saines et sans risque sanitaire, notamment en inox ou en verre. La seconde main est également une excellente option. J'en parle en détail dans un article dédié.
Les ustensiles de cuisine
Ces derniers sont quotidiennement en contact avec la chaleur. Privilégiez de préférence le bois ou l’inox. Si vous optez pour du bois, veillez à les huiler régulièrement pour les faire durer longtemps.
La bouilloire en plastique
Elle peut être remplacée par une bouilloire en verre ou en inox, électrique ou compatible avec une plaque de cuisson. Une simple casserole en inox fait également l’affaire.
3 à 14
millions de particules sont libérées lors d'un cycle d'ébullition d'une bouilloire en plastique [2].
Les capsules et filtres à café
Même lorsqu’ils sont en aluminium. L’eau très chaude les traverse et peut entraîner la libération de milliers de microparticules de plastique. De plus, les capsules sont encore très peu recyclées !
Il existe des capsules réutilisables en inox ainsi que des filtres en tissu naturel (lin, coton, etc.). Réutilisables, ils sont aussi plus économiques sur le long terme ! La dernière solution consiste à opter pour une cafetière en inox ou en verre.
Les sachets d'infusion
Les sachets d’infusion en nylon ou en PET, ainsi que tous les autres contenants que nous faisons bouillir. Ils peuvent être remplacés par une boule à thé ou un filtre en inox. Acheter ses infusions en vrac est d’ailleurs souvent plus économique !
11
milliards de micro-plastiques sont libérés lors de l'infusion d'un sachet de nylon ou de PET dans une eau à 95°C [2].
La planche à découper
Accessoire de découper indispensable de notre quotidien, la planche à découper en plastique libère elle aussi des microplastiques. Une simple action mécanique avec un coup de couteau suffit à en libérer plusieurs milliers [2]. Choisissez une planche en bois massif sans résidu de colle et non traitée.
Les éponges synthétiques
Plusieurs alternatives existent : les éponges en luffa, les brosses à vaisselle, des chiffons en coton ou encore les tawashis.
Le canapé
Combien de fois nous asseyons-nous sur notre canapé chaque jour ? Il est possible de le remplacer par un modèle composé de matériaux naturels et pas traité, ou plus simplement, de le protéger par une couverture en fibres naturelles afin de limiter le contact direct avec les fibres synthétiques.
Côté salon
La brosse à dents
Il existe diverses alternatives sans plastique, ou presque. Vous pouvez opter pour une brosse à dents en bois avec des poils naturels (de blaireau ou de porc), même si, pour ma part, je n’ai pas apprécié l’expérience. Il existe également les brosses en poils de ricin. Attention toutefois, comme le silicone, l’huile de ricin est transformée chimiquement en un polymère, le nylon végétal ou nylon biosourcé. Une solution intermédiaire consiste à choisir une brosse avec un manche et une tête en bois, sans qu’elle ait nécessairement de poils naturels.
Côté salle de bain
La brosse à cheveux
La brosse à cheveux : elle peut être remplacée par une brosse en poils naturels (sanglier, chèvre) ou à base de fibres naturelles comme le sisal, le riz ou le maïs. Vous pouvez faire de même pour un peigne en bois.
Références
[1] Plastique Le grand emballement, Un document choc, dérangeant et combatif, de Nathalie Gontard
[2] Arte Reportages : Homo plasticus, l’invasion silencieuse des microplastiques
